Les tests ADN ethniques sont-ils fiables ?

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  • Un test génétique pour déterminer nos origines ethniques diverses

Les tests ADN ethniques sont-ils fiables ?

Les laboratoires de généalogie génétiques nous promettent de nous révéler nos origines ethniques grâce à notre salive. En effectuant les tests dans plusieurs laboratoires, nous obtiendrons des résultats partiellement contradictoires. Des origines irlandaises dans l’un, mais pas dans l’autre… Pourquoi de telles différences ? Où se trouve la vérité ?  Je vous propose les clés de compréhension.

Un test génétique pour déterminer nos origines ethniques diverses

Un test génétique pour déterminer nos origines ethniques diverses © Pixabay

L’offre commerciale des laboratoires de généalogie génétique

Les laboratoires de généalogie génétique nous offrent, grâce à l’analyse de notre salive, de nous révéler nos origines ethniques. Avec l’avènement des tests génétiques, la notion de race a été définitivement réfutée par les scientifiques (voir le chapitre de mon ouvrage, Pas de races, mais des peuples). Il s’agit donc de nous présenter sur une carte les zones géographiques dont nous provenons, avec des pourcentages potentiels d’origine. Spectaculaire, cette offre attire nombre de testeurs à la recherche d’eux-mêmes.

Momondo, une agence de voyage, en a d’ailleurs fait une campagne publicitaire dans le but de dévoiler que nous sommes tous cousins. Les testés voient leurs certitudes sur leurs origines remises en cause, en découvrant, comme Aurélie, être d’origine anglaise et non française. Et pourtant ses parents, ses grands-parents, ses arrière grands-parents étaient français. Alors, le test génétique va-t-il bouleverser notre identité ?

La méthode d’analyse génétique

Revenons tout d’abord sur la méthode d’analyse utilisée par les laboratoires. Deux techniques existent, utilisées par les scientifiques et les laboratoires.

Dans la première méthode, l’analyse de marqueurs spécifiques nommés AIM (Ancestry Informative Markers), rattachera le testé à une population dont on connait les caractéristiques génétiques. Cette approche est comparative. A noter que le terme Ancestry est trompeur, et que le gène ne vous rattache pas à vos ancêtres.

Dans la seconde méthode, on va regrouper les personnes partageant les mêmes caractéristiques génétiques, afin de déterminer des catégories de population. Cette approche sera statistique et comparative.

Les laboratoires de généalogie génétique vont disposer des mêmes panels, fruit d’études scientifiques publiées et gratuitement disponibles, pour identifier les différentes populations :

Le panel ethnique de 23andMe composé d'utilisateurs de 23andMe et de panels publics.

Le panel ethnique de 23andMe composé d’utilisateurs de 23andMe et de panels publics.

En plus de ces panels, les laboratoires de généalogie génétique utilisent les données récoltées auprès de nous :

  • LivingDNA a lancé un grand projet de collecte d’ADN nommé e Family One World. En collectant les données génétiques provenant des autres laboratoires, ils comptent pouvoir offrir le plus large panel d’origines mondiales possibles.

Certains laboratoires ont parfois été chercher directement sur place les échantillons d’ADN nécessaires à leur recherche spécifique.

Tous ces panels génétiques ont été constitués à partir d’analyse d’ADN de personnes vivants de nos jours, dans les régions / pays où ils vivent aujourd’hui. Et cela a son importance !

Être juif ou pas

Parmi ce qui hérisse le plus les scientifiques, les accroches commerciales racoleuses pour les juifs. Les ashkénazes, avec la seconde Guerre mondiale, ont parfois perdu la trace de leur histoire familiale. Certains sites leurs proposent donc de savoir si ils font partie de la famille Lévy, ou la famille Cohen. Ceci laisse supposer qu’il existe un gène spécifique aux dites familles.

Ils pourraient en fait tout aussi bien vous proposer de savoir si vous appartenez à la famille Dupont, Durand ou Duchmol.

En analysant le chromosome Y transmis de père en fils, vous pouvez remonter jusqu’au même ancêtre commun.

Si un ancêtre Levy a eu un enfant naturel avec une Durand en 1800, vous le Durand de 2018 serez génétiquement en fait le fils d’un Levy. Cela fait-il de vous un juif pour autant ?

Et si un Levy, en faisant analyser son ADN, découvre qu’une de ses ancêtres a eu un enfant avec un Durand, cesserez-vous d’être juif pour autant ?

Le gène juif existe-t-il ? Voici un sujet sensible et aux relents hautement racistes potentiellement. Il faudrait inventer un nouveau terme pour les origines génétiques. Peut-on parler d’un peuple, d’une population, d’une tribu, d’une ethnie, d’une communauté… l’homogénéité des gènes provient des mariages communautaires dans un groupe « restreint » .

Vous qui faîtes de la généalogie et dont les ancêtres se sont mariés entre les mêmes familles dans un village des Hautes-Pyrénées ou d’ailleurs, avec des gènes identifiables, vous considérerez-vous comme le peuple dudit village ?

Identité génétique ou culturelle ?

Cette méthode de présentation simpliste des origines ethniques hérisse les spécialistes en génétique des populations. Elles sous-entendent la catégorisation de la population humaine en races, bien loin de la complexité du sujet. Dans leur article critique L’ADN au service d’une nouvelle quête des ancêtres ?, Jean-Luc Bonniol et Pierre Darlu s’insurgent sur cette utilisation simpliste, voire « simplissimiste », et erronée des données génétiques.

Allons-nous nous désormais nous définir à travers nos données génétiques ethniques ou notre identité se constitue-t-elle différemment, notamment culturellement ?

Un exemple très simple, je suis créole réunionnaise par ma mère. Or, génétiquement parlant, les créoles réunionnais n’existent pas. Nous sommes issus du brassage de populations diverses s’étant installées de gré ou de force à l’île Bourbon. Suivant les époques d’installation à l’Île Bourbon, puis Île de la Réunion, les différentes populations se sont plus ou moins mélangées.

Le métissage européen / malgache / indien / africain a constitué la population de l’île Bourbon dès sa fondation au 17e siècle. Au 18e siècle, avec l’arrivée massive d’esclaves malgaches et du continent africain, de riches nobles blancs, puis d’engagés indiens, nombre d’entre eux se sont mariés plus ou moins uniquement dans leur population d’origine, ce qui a pu perduré jusqu’à nos jours… ou pas.

Alors, qui sont génétiquement parlant les créoles réunionnais ? Ceux ayant les gènes des habitants les plus variés (et de quels habitants ?), ceux ayant les gènes les moins variés, moyennement variés, de quelle moyenne, ceux ayant l’ADN des premiers habitants, mais à partir de quand est-on considéré comme un habitant, et l’esclave forcé de s’installer sur l’île est-il un habitant ? Faut-il considérer les petits blancs d’en haut, qui ont constitué un groupe très endogamique, comme une communauté réunionnaise à part entière ?

Si l’île avait été isolée, et que ses habitants ne se soient reproduits qu’entre eux, pendant encore plusieurs centaines d’années, la population aurait peut-être constituée une communauté génétique identifiable à part.

Génétiquement parlant, le créole réunionnais n’existe pas. Culturellement, l’identité créole réunionnaise existe à travers notre diversité génétique.

Et il en est de même pour la notion de Français, Allemand, Italien, Camerounais, Congolais, Chinois, Vietnamien, etc. Pas plus qu’on ne peut parler d’origine française, allemande… ni d’origine de France, d’Allemagne… ni d’origine de Bretagne en France, ou du Languedoc en France…

Vous voici perdus et confus. Comment ? Et pourtant ce sont ce que les laboratoires génétiques nous présentent sur des cartes et avec des détails parfois très précis comme mes résultats ethniques sur 24Genetics.

Pour comprendre, il nous faut revenir à nos cours d’histoire, envisager les migrations volontaires et forcées, ainsi que les événements non filiatifs. N’oublions pas que nos sommes une espèce migratrice depuis les débuts de l’homo sapiens en Afrique.

Généalogie et origine ethnique

Pour les personnes effectuant le test par simple curiosité, et sans se renseigner plus avant, les conclusions données sont partielles et incomplètes. Pire, elles véhiculent l’idée de gènes identitaires de nationalités ou religions.

Pour nous généalogistes qui utilisons la génétique pour confirmer nos trouvailles, découvrir un père naturel, ce n’est qu’un début, source de nouvelles interrogations et recherches.

L’analyse autosomale va nous fournir un panel d’origines, via des pourcentages. Nous aurons parfois un degré de précision étonnant. Vous avez 0,75 % d’origine portugaise. A quoi cela correspond-t-il ?

Je vais prendre l’exemple d’un généalogiste à la recherche de son arrière grand père, soldat portugais présent en France durant la première guerre mondiale. Ayant effectué un test ethnique sur 24Genetics, il obtient comme résultats :

  • 0,75 % Portugal
  • 32,50 % Espagne
    • 13,40 % Galice
    • 16,55 % Castilla Leon
    • 2,15 % La Rioja
    • 0,30 % Baléares
    • 0,10 % Navarre

 

Carte du Portugal et d'une partie de l'Espagne. Au nord du Portugal, la Galice.

Carte du Portugal et d’une partie de l’Espagne. Au nord du Portugal, la Galice.

Potentiellement, il est supposé avoir hérité de cet arrière grand père portugais, 12,50 % de ses gènes. Le voici complètement perdu. Comment peut-il être passé de 12,50 % d’origine portugaise à 0,75 % ?

Sa première démarche sera de cerner la branche dont est issue l’ancêtre portugais. Étant l’aïeul de son père, il faudrait faire tester son père. Or, il est décédé. Il fera donc tester sa mère. Tout ce qui ne sera pas d’origine de sa mère sera d’origine de son père.

Nous allons partir du principe que l’aïeul recherché était bien portugais, en éliminant les événements non paternels ou non filiatifs.

Le généalogiste en question a reçu potentiellement 12,50 % des gènes de son aïeul, mais les gènes en question peuvent être uniquement espagnols. L’aïeul en question pouvait avoir un père portugais et une mère espagnole par exemple, ou un grand-père espagnol. La transmission des gènes étant aléatoire, il peut n’avoir transmis que ses gènes espagnols et non pas ses gènes portugais. Il n’en demeure pas moins portugais de nationalité.

Voici pour une des hypothèses, maintenant occupons-nous de l’hypothèse concernant peuple et nationalité des panels ethniques.

Commençons par détailler le panel utilisé par 24Genetics, société espagnole. Parmi les 400 pays étudiés par 24Genetics, une seule origine pour le Portugal et un détail de 17 régions pour l’Espagne. Est-ce à dire qu’il n’y a qu’une communauté génétique portugaise ou que le détail pour le Portugal n’est pas suffisamment détaillé ?

De toute manière, le pourcentage de 32,50 % est trop élevé, indiquant d’autres branches espagnoles dans l’arbre généalogique.

Étudions la première région espagnole, 13,40 % d’origine de Galice. Un ou plusieurs ancêtres seraient originaires de Galice. Je ne suis pas spécialiste de l’histoire du Portugal et de l’Espagne, je fais donc une recherche rapidement sur Internet. En lisant l’article paru sur Persée, Galice-Portugal : des relations transnationales privilégiées dans la Péninsule ibérique de Rubén Lois-Gonzalez, je trouve déjà les explications.

Je cite : « Dans cette région, l’intensité des migrations et l’histoire mêlée des familles se traduit par leur nom : les Oliveira, Pereira, Portas, Domingues, etc., se trouvent aussi bien en Galice qu’au Portugal. Il n’existe pas une famille qui qui ne puisse évoquer le souvenir d’un ancêtre portugais en Galice ou Galicien au Portugal. Ces affinités se traduisent également dans la langue, très proche et parfois considérée comme une seule langue galicienne-portugaise. »

L’auteur ajoute qu’une émigration massive de milliers de galiciens a eu lieue au 18e siècle vers Porto et Lisbonne, d’où certains ont pris les bateaux vers d’autres horizons.

Donc, le panel de 24Genetics ne détaille pas les origines portugaises. Quel(s) gène(s) ont-ils étudiés ? Celui du sud du Portugal, éloigné de Porto et Lisbonne ? Ce panel est-il représentatif de la diversité génétique du pays ?

Les galiciens s’étant installés à Lisbonne au 18e siècle ont pu se marier entre galiciens. Leurs gènes sont donc potentiellement restés majoritairement galiciens, même si au bout de 200 ans, soit environ 8 générations, leurs descendants se considèrent comme uniquement portugais, en vivant à la frontière avec la Galice.

Nous ne devons pas réfléchir en termes de nationalités mais en termes de populations avec des caractéristiques génétiques stabilisées sur plusieurs centaines d’années. Lesdites populations ont pu émigrer sans que leur ADN n’évolue avant plusieurs autres centaines d’années.

La même réflexion peut s’appliquer aux autres régions espagnoles. Il faudrait étudier leur histoire pour comprendre les liens migratoires tissés au cours des siècles.

Le bon procédé pour estimer les origines ethniques

Ainsi que je l’ai signalé, une autre caractéristique importante entre en ligne de compte : la temporalité.

En effet, les panels ont été réalisés avec les ADN actuels pris dans des pays actuels et rattachés à des nationalités actuelles.

Avec le test autosomal, nous pouvons explorer les gènes de 8 générations précédentes, soit environ 200 à 250 ans. Or en 200 ans, en Europe, nous avons eu des migrations massives avec la première et la seconde guerre mondiale. Combien de migrations durant cette période de villages entiers…

Ensuite, les pays ne sont pas des territoires homogènes génétiques. Ainsi sur l’ancien empire Austro-Hongrois, certaines populations avaient été volontairement déplacées. Elles ont constituées des enclaves dans de nouvelles zones géographiques. N’a-t’on pas appelé cette partie du monde la poudrière des Balkans ? On pourrait davantage la voir comme un immense gruyère. Et cela est valable pour l’Europe, l’Afrique, l’Asie, etc Les frontières géographiques ont bougé, les nationalités se sont déplacées ainsi que les communautés génétiques, parfois en perdant leur identité nationale d’origine pour une nouvelle identité, parfois en conservant leur identité d’origine.

Ainsi, plus d’un million de Hongrois (6,5 % de la population) vivent en Roumanie, en ayant conservé leur langue, et constituant des villages entiers vivant à côté des villages roumains. Si nous devions tester leurs gènes, ils seraient certainement identifiés comme des hongrois de Hongrie. Mais sur leurs papiers, ils sont roumains. Et ainsi de suite, dans tous les pays, nous pouvons retrouver de façon massive ou parcellaire des migrations de communautés ethniques avec leurs gènes.

Si nous devions faire une estimation des origines exacte, il faudrait en fait le faire sur une échelle temporelle, en situant les gènes sur une carte géographique de l’époque.

La méthode scientifique la plus viable serait d’avoir l’ADN des personnes ayant vécues il y a 200 / 250 ans pour les resituer sur une carte géographique. Nous comparerions ensuite nos gènes actuels à ces gènes anciens pour les resituer en origines géographiques à partir de notre ancêtre et de son emplacement à l’époque de sa naissance.

Mais les laboratoires utilisent les gènes actuels pour les situer sur une carte géographique actuelle.

Cela ne peut donc s’avérer qu’indicatif. Mais bon nombre de généalogistes le prennent au pied de la lettre, du fait des discours commerciaux des laboratoires n’expliquant pas la complexité du sujet.

Ce serait bien moins vendeur.

Le généalogiste génétique n’a plus qu’à se replonger dans les livres d’histoire pour retrouver les connexions entre ancêtres, origines géographiques de l’époque et liens génétiques possibles avec les populations.

 

Pour vous aider, vous pouvez visualiser cette vidéo présentant l’évolution des frontières depuis 400 avant Jésus-Christ. La vidéo fait plus de 11 mn, je vous ai sélectionné les 2 mn correspondant à l’évolution des frontières sur un temps génétique autosomal, soit depuis 1800.

 

2018-09-18T00:05:29+00:00

23 Comments

  1. Daphné J 19 novembre 2018 à 18:47 - Répondre

    Bonjour,
    Merci pour cet article et pour vos nombreuses réponses aux commentaires, qui permettent de se faire une idée sur les différents tests. Je suis également créole réunionnaise, de mère « yab » et de père breton, avec un métissage évident du côté de ma mère, que nous aimerions définir (nous supposons des origines malgaches ou asiatiques, et également bretonnes du côté de notre mère). Etant une femme, le test FTDNA est-il le plus intéressant à réaliser dans ce cas?
    Je n’ai jusqu’à présent pas réalisé de recherches généalogiques.
    Je vous remercie par avance de votre réponse!

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 19 novembre 2018 à 22:46 - Répondre

      Heureuse d’accueillir une cousine réunionnaise sur mon site. Car avec le fort taux d’endogamie propre à l’île de la Réunion, nul doute que nous ayons un ou plusieurs ancêtres communs ! Si le but est simplement de connaître les origines ethniques, le test le plus complet que j’ai pu effectuer est celui de 24Genetics. Mais comme expliqué dans l’article, il faut un minimum de background historique des origines génétiques pour le comprendre et l’interpréter. Par ailleurs, il serait dommage de se priver des éléments généalogiques très riches sur l’île Bourbon. Avec les noms de vos grands-parents, en faisant appel aux réseaux d’entre aide de l’île et des nombreux bénévoles, vous pourriez très facilement remonter votre arbre. Parce que nous sommes tous cousins, et avons généralement un bout de branche généalogique des autres dans notre arbre. En ce qui concerne le test FTDNA, il n’est pas plus indiqué qu’un autre par rapport au sexe. C’est juste un rapport qualité prix. Sur FTDNA, vous devrez faire deux tests pour connaître vos origines ethniques autosomales et votre origine par votre haplogroupe. Cela vous reviendra plus cher que de faire un seul test par 23andme, qui comprend les deux informations. Par l’haplogroupe, vous connaitrez l’origine de la mère de la mère de la mère de votre mère. Pour moi, c’est le M7c3c par exemple, originaire d’Asie, plus exactement vers l’Indonésie, dont les malgaches sont originaires par les mères de façon majoritaire (je dois publier un article sur l’origine génétique des malgaches, qui devrait vous intéresser puisque vous êtes concernée comme nous tous de la Réunion). De manière assez générale, nous sommes très métissés à la Réunion, du fait de la manière dont s’est effectuée l’installation sur l’île dès 1670, très différent de la façon dont ça s’est passé aux Antilles, dont on confond et mélange l’histoire très différente. C’est un projet génétique que j’envisage pour la Réunion, de retrouver les haplogroupes. Pour la précision des origines ethniques, il y a Ancestry et 23andMe, en sachant que ce que je dis aujourd’hui peut ne plus être valable demain, car les laboratoires améliorent régulièrement leurs panels et peuvent s’affiner.

  2. Michael Mathieu 13 novembre 2018 à 22:56 - Répondre

    Bonjour je viens de lire votre livre et il est tres bien fait…j!ai une question au sujet des génomes de nos ancêtres.Vous dites que nous détenons l adn de nos ancêtres jusqu’à la 8 ème génération nous précédant ou bien en nous incluant nous aussi comme la 1ere génération ? Une autre question je suis d’origine gitane catalane et j’ai pu remonter mes recherches généalogiques jusqu’à l’époque 1700-1750 environ si je fais le test autosomale vont ils me dire que j’ai du sang indien? En sachant que les gitans viennent de l’inde il y a 1000 ans?Je ne sais pas si je dois faire le test… merci d’avance Florence.Michael

    • Michael Mathieu 13 novembre 2018 à 23:03 - Répondre

      Merci d’avance Nathalie et non Florence désolé…

      • Nathalie Jovanovic-Floricourt 14 novembre 2018 à 22:21 - Répondre

        Pas de problème Richard, euh Michael 🙂
        Tout d’abord, merci beaucoup pour les compliments sur mon ouvrage. Je suis toujours ravie d’avoir un retour des lecteurs. Ca fait du bien après le travail solitaire d’écriture. Pour le nombre de générations dont nous héritons des gènes, voici le détail dans l’article en lien.
        Sur les origines gitanes catalanes, c’est un sujet concernant les populations endogamiques. Ce sont les populations qui pour des raisons géographiques, culturelles ou religieuses par exemple, ont évolué dans un cercle plus restreint de mariages communautaires ayant permis de développer un profil génétique spécifique le long des siècles. On peut à priori supposer que les gitans catalans peuvent entrer dans cette catégorie. Malheureusement, pour les tests autosomaux, les profils des gitans et d’autres populations endogamiques ne sont pas prises en compte pour l’instant. Espérons que cela soit le cas plus tard. 24Genetics pourrait vous éclairer sur les origines ethniques propres à l’Espagne, car ils ont le panel le plus détaillé par région. Pour les origines indiennes, vous pouvez avoir des informations via les haplogroupes qui remontent au plus ancien ancêtre commun. Malheureusement, cela se limite à deux ancêtres, le père du père du père, etc et la mère de la mère de la mère, etc. Mais cela vous permettra d’identifier les origines éventuellement indiennes. Pour vous qui êtes un homme,le meilleur rapport qualité / prix est le test de 23andMe car vous avez le test autosomal, et les deux haplogroupes père et mère.En plus, ils font une promotion deux kits pour le prix d’un en ce moment, ce qui rend plus qu’intéressant le fait de passer par eux.
        Ensuite, vous pourrez transférer gratuitement les données brut chez d’autres laboratoires. N’hésitez pas à donner des nouvelles de vos résultats, ce devrait être passionnant. Les données génétiques peuvent permettre aussi de compléter notre vision de l’Histoire dont nous portons les traces.

  3. Marie 8 novembre 2018 à 18:28 - Répondre

    Bonsoir,

    Je suis une femme née au Vietnamn adoptée à l’âge de un mois.Je n’ai aucune information sur mes parents biologiques. Sans pour autant vouloir découvrir leur identité à ce jour, j’aimerais savoir de quelles ethnies je pourrais être issue (d’après des connaisseurs, je ne fais pas »vietnamienne »). Je ne sais malheureusement pas quelle société choisir selon mon cas. Pourriez-vous m’éclairer sur le sujet s’il-vous plait ?

    Merci !

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 9 novembre 2018 à 20:17 - Répondre

      Dans votre cas, plusieurs hypothèses peuvent être émises : couple mixte dont vous seriez issue, origines autres que vietnamiennes… Un autre élément que vous n’envisagez pas est le fait que vous puissiez éventuellement retrouver des frères et sœurs ou demi-frères demi-sœurs aussi adoptés, car parfois ce sont des fratries entières qui ont été confiées à l’adoption en France ou à l’étranger.
      Uniquement sur les origines ethniques, un des laboratoires asiatique ayant une petite partie en anglais est Wegene, mais ils sont davantage spécialisés sur la Chine. Vous pouvez faire un test dans un laboratoire génétique occidental et transférer gratuitement vos résultats sur Wegene pour avoir le détail des origines.
      Il y a 54 ethnies différentes au Vietnam, hors le plus précis des tests ethniques distinguant 500 origines aujourd’hui disponible ne distingue qu’une seule origine pour le Vietnam : 24 Genetics. Et une fois que vous avez le rapport, ils ne font pas de mise à jour gratuite en fonction de l’amélioration de leur panel.
      Dans votre cas spécifique, je vous recommanderai de commander le kit Ancestry DNA et de transférer chez Wegene.
      AncestryDNA a aussi en clientèle de nombreux adoptés, et ils améliorent régulièrement leur panel d’origines ethniques, ce qui pourra vous donner des précisions évolutives dans le temps.

  4. Isaac 26 octobre 2018 à 11:20 - Répondre

    Bonjour,

    je viens de faire un test autosome sur myheritage et je découvre que j’ai des origines ashkenaze à 6% et italien à 2%. Pouvant pas l’expliquer historiquement car ma mère est marocaine et mon père égyptien, j’ai transféré mes donné sur FTDNA et là grosse surprise encore 9 % europe du sud (Italie, grèce) et 2 % ashkenaze.
    Sur gedmatch j’ai aussi clairement une ascendance italienne, mais douteuse sur le coté ashkenaze.

    j’avoue que je suis perdu. Avez-vous une piste nouvelle afin d’expliquer cela?

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 27 octobre 2018 à 22:14 - Répondre

      Bonjour,
      En lisant l’article au-dessus, vous avez déjà des pistes d’identification de la différence des origines ethniques que vous constatez. Pour affiner vos résultats, et comprendre d’où proviennent ces origines ethniques, il vous faut tout d’abord demander à vos parents de se faire tester. Vous pourrez ainsi déterminer l’origine de vos origines ethniques différentes. Si vous ne pouvez pas faire tester vos parents, les oncles et tantes, les cousins, cousines, vous permettront par recoupement avec les segments concernés de définir de quel côté se situent ces origines qui vous étonnent. Par ailleurs, je vous invite à lire l’article sur Combien de gènes héritons-nous de nos parents ? Connaissez-vous vos 256 ancêtres vous précédant ? L’Italie a une longue histoire aussi bien avec la Maroc qu’avec l’Egypte, la présence italienne dans ces deux pays a pu mener à la naissance d’enfants. Je vous invite à lire la série d’articles sur Généalogistes, pourquoi faire un test ADN ? Il y a une différence entre ce que l’on sait de sa généalogie, la généalogie classique soit déclarative sur les actes d’état civil, et tous les événements hors état civil ayant pu intervenir et ayant introduit un ancêtre non-connu dans la filiation. En ce qui concerne les origines ashkenaze, effectivement, séfarade serait plus vraisemblable. MyHeritage a un panel à priori plus détaillé sur cette origine, la société étant israélienne, et ayant beaucoup de références génétiques sur le sujet. Mais il vous faut vous retourner vers vos cousins génétiques aussi, par les techniques de triangulation, pour trouver l’éventuel ancêtre commun. Je vous invite aussi à lire le témoignage édifiant de cette américaine à 100 % d’origine irlandaise, qui aura découvert à l’âge de 60 ans, par un test génétique un incroyable résultat de 50 % d’origine ashkénaze. A la fin de son analyse génétique, elle a découvert l’incroyable vérité. Vous voici au début d’une enquête génétique. N’hésitez pas à transférer vos résultats vers d’autres laboratoires, ou aussi effectuer sur 24Genetics qui vous apportera une précision de résultats ethniques unique.

  5. Frédéric Tonus 17 octobre 2018 à 22:50 - Répondre

    Bonjour,
    Tout d’abord, bravo pour votre livre que je suis en train de lire actuellement et je viens de transférer mes données sur Gedmatch.
    J’ai effectué un test chez Myheritage et là, surprise! 32% d’Afrique du Nord et 1.2% Nigeria ! J’avoue être tombé sur les fesses pour être poli 🙂
    Je voulais savoir à quoi ce pourcentage correspond? Car pour moi, il est important et ne correspond pas à ma généalogie papier.
    Je n’arrive pas à comprendre comment interprèter ce chiffre? S’il s’agissait d’un ou d’une ancêtre lointaine, ce taux serait il aussi haut?
    J’ai commandé un test chez FTDNA pour vérifier.
    Merci par avance.
    Cordialement

    Frédéric

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 21 octobre 2018 à 13:18 - Répondre

      Merci pour votre compliment. Je suis ravie que l’ouvrage et le site internet soient utiles. Lorsque j’ai fait un test génétique il y a dix ans, je me suis retrouvée perdue dans le monde de la généalogie génétique. Voilà pourquoi j’ai écrit cet ouvrage, pour partager mon expérience et que les nouveaux venus dans ce domaine comprennent le fonctionnement et puissent exploiter les données au mieux.
      A ce que je comprends, votre généalogie papier (que je nomme généalogie déclarative) ne correspond pas aux données génétiques ethniques reçues. Je ne connais pas le contexte exact de votre situation, deux cas de figure peuvent intervenir. Tout d’abord, pour les origines ethniques, il faut les resituer dans le contexte historique, ainsi qu’indiqué dans l’article au-dessus. L’autre alternative pour votre cas est la différence entre généalogie déclarative et généalogie génétique. J’écris une série d’articles sur le sujet. Pour savoir déjà ce que représente cet ancêtre potentiel, il faut savoir si il s’agit d’un ou plusieurs ancêtres. Combien de chromosomes sont concernés dans votre chromosome browser ? Combien de segments différents cela représente-t-il ? Cela peut être une indication de s’il s’agit d’un ancêtre proche ou lointain. Généralement, les ancêtres proches sont moins fragmentés que les ancêtres lointains. Une autre différence concerne la fragmentation moindre de l’ADN du père par rapport à la mère. Si vos parents ou grands-parents sont toujours de ce monde, vous devez les faire tester afin de cerner l’origine de cette ascendance. Ensuite, le travail de triangulation vous permettra d’identifier l’ancêtre avec ces origines. A votre disposition pour tout autre conseil.

  6. Mellul Esther 9 octobre 2018 à 11:41 - Répondre

    Bonjour, je suis un peu dubitative quant au test My Heritage car mes résultats donnent 29,9 % de scandinave alors que toute ma famille côté maternelle est belge. Je suis remontée jusqu’en 1705. Par ailleurs, mon fils a fait le test 23and me et à 0% scandinave et 18% d’Europe du nord. Cela concorde pas. Qu’en pensez-vous?

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 13 octobre 2018 à 23:46 - Répondre

      Vous mettez le doigt sur toute la difficulté des tests ethniques basés sur des panels différents selon les laboratoires de généalogie génétique. Pour l’heure, de mon expérience, MyHeritage n’a pas la finesse d’analyse ethnique suffisante pour que leur panel soit représentatif. Il faudrait prendre le temps de voir à quoi correspond exactement pour les deux laboratoires « scandinave » et si « Europe du Nord » de 23andMe ne regroupe pas un pays considéré comme scandinave par MyHeritage. De toute manière, ils sont souvent sur des zones géographiques qui peuvent se recouper. Par ailleurs, vous signalez votre connaissance de votre généalogie. Je vous invite à lire la série d’articles que je rédige sur Généalogistes, pourquoi faire un test ADN. Je vous rappelle que nous portons potentiellement l’ADN de nos ancêtres jusqu’à la 8e génération. Pour ma part, ce sont des ancêtres nés entre 1746 et 1808. Voilà d’ailleurs bien pourquoi notre test génétique peut révéler aussi des origines bien différentes de ce que nous supposons. Surtout que les laboratoires se basent sur des notions géographiques actuelles, hors, la Belgique n’existait pas en 1746. C’est l’occasion de se replonger aussi dans les livres d’histoire. Pour ma part, le test le plus fiable était celui de 24Genetics. Je vous invite à transférer vos données génétiques et celles de votre fils dans d’autres laboratoires afin de mieux pouvoir comparer.

  7. philippe PETROFF 5 octobre 2018 à 22:09 - Répondre

    Bonsoir.Je viens d’avoir des résultats test ADN myheritage et j’aimerais mieux les comprendre.En effet je n’ai que trois régions « d’origine » avec des pourcentages de 48.8% Europe de l’ouest (+précisément Ireland Ecosse Pays de galle)31.2 % Europe de l’Est et 20 % Ibère (Espagne Portugal) .Ces pourcentages indiquent ils les lignées principales Parent -Grand parent (homme ou femme) et qu’en serait il des ancêtres plus lointains,car mon arbre théorique me situe aussi dans le nord de l’Europe (France Belgique Pays Bas) et la aucune trace,Ma question est surtout sur la justesse des zones et oui je sais que l’Espagne a dominé les pays bas ,que des normands sont partis avec Guillaume en GB mais quand meme 😉

  8. Anonyme 5 octobre 2018 à 10:33 - Répondre

    Bonjour,

    Je suis une femme d’afrique du nord, pensez vous que le test myheritage serait suffisant pour moi ?
    (le 23andme est plus onéreux..) ! merci beaucoup

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 5 octobre 2018 à 17:41 - Répondre

      C’est une question qui revient souvent : quel est le meilleur test. Et comme toujours, je ne peux pas répondre simplement. Pourquoi voulez-vous faire un test ADN ? Uniquement connaître vos origines, retrouver des cousins génétiques, découvrir un père naturel de votre généalogie ? Vous avez des doutes sur vos origines et voulez les confronter à un test ADN ? Sur les tests ADN ethniques, le laboratoire qui a fait de grands progrès en septembre c’est AncestryDNA. Mais le cout sera plus cher que MyHeritage et il vous faudra « tricher » pour obtenir le test, car AncestryDNa ne vend pas de test en France (voir mon article Comment recevoir un test Ancestry en France). Si vous voulez uniquement des origines ethniques précises, 24Genetics m’a bluffé (voir l’article) MAIS ils vous envoient uniquement un rapport pdf sur le sujet et rien d’autre. Dans la mesure où tous les laboratoires améliorent leurs résultats ethniques, les résultats peuvent s’améliorer et être mis à jour. De mon expérience, MyHeritage n’est pas assez précis aujourd’hui.

  9. PERRITAZ Jean Claude 25 septembre 2018 à 08:19 - Répondre

    Bonjour j’ai parcouru, votre publication, en cours d’établissement de l’arbre généalogique de mes familles je m’interroge sur l’opportunité d’un test génétique. Donc si j’ai bien compris l’ ont obtiendra des éléments sur 8 générations maximum c’est à dire vers 1600 au mieux. J’en suis arrivé là par des recherches classique que puis je donc attendre d’une telle analyse? A part des cousins éventuels forcément nés au 20ème siècle, cette période étant difficile d’accès à l’état civil,
    Merci de votre avis
    Cordialement

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 26 septembre 2018 à 12:04 - Répondre

      Je ne pourrai pas répondre succinctement dans un commentaire, je vais donc rédiger un article pour vous expliquer l’intérêt pour un généalogiste. Pour info, je fais ma généalogie depuis plus de 30 ans, et la généalogie génétique depuis 10 ans.

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 26 septembre 2018 à 20:02 - Répondre

      Et voici le premier article, rédigé rapidement, pour vous permettre d’avoir une des premières raisons, la plus fréquente pour un généalogiste de se confronter à la réalité d’un test génétique : http://genealogie-genetique.fr/genealogistes-pourquoi-faire-un-test-adn/

  10. Anonyme 7 septembre 2018 à 10:52 - Répondre

    Bonjour,

    Je vous remercie pour cet article. Je me pose une question, d’après vous est-il inutile pour une personne venant de l’île de la réunion (deux parents créoles réunionnais) de faire un test adn pour connaître ses orgines? Mon copain réunionnais souhaiterait connaitre justement d’ou viennent ses ancêtres puisque l’ile de la réunion est comme vous l’avez si bien dit, le fruit d’un brassage de populations diverses. Le test ne permettrait pas justement de voir si ses ancêtres venaient d’asie, d’afrique ou d’europe?
    En vous remerciant.

    • Nathalie Jovanovic-Floricourt 17 septembre 2018 à 23:46 - Répondre

      Etant créole réunionnaise, effectivement, je connais la richesse de nos origines. Pour ma part, j’ai donc retrouvé des origines européennes, africaines, asiatiques et bien entendu malgaches. Pour un homme, je vous recommande 23andme, car leur test inclut test autosomal, test mitochondrial et test du chromosome y, ce qui lui donnera plus de renseignements sur les origines du père de son père de son père, la mère de sa mère de sa mère, et l’ensemble des 8 générations le précédent. C’est le meilleur rapport qualité prix pour lui. Et vous risquez de m’y recroiser en tant que cousine génétique 🙂 PS je suis aussi sur FTDNA, myHeritage, Ancestry

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